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Miam ?

Certains d’entre vous savent, qu’en plus du Blog de Frimousse et du Blog de RouXy, en français et en anglais, j’ai un autre blog à propos de la nourriture.

Dans le tout premier article du blog, en septembre 2009, j’ai écrit: »La France, pays de la bonne chère ? Vraiment ? Demandez à vos ados leurs plats préférés. Pizzas, couscous, hamburgers, kebabs, steak frites, sandwichs sont leurs réponses les plus probables. Évidemment il y a des restaurants tenus par les Blanc, Bras, Bocuse et autres grandes toques. Mais combien d’entre nous ont eu ou auront la chance d’y déjeuner ou d’y dîner ?

Il y a bien sûr les dîners de famille où Tata, Tatan, Mamie ou Maman mettent « les petits plats dans les grands ». Il y a aussi ces repas d’amis à l’occasion desquels Monsieur montre ses talents – et laisse dans l’évier et sur les plans de travail casseroles, fouets, chinois, cocotte-minute et plats sales… Il est toujours possible de proposer un bon repas à la famille et aux amis… une fois par semaine ou de temps en temps. Mais tous les jours, là est le vrai problème. Car tout le monde n’a pas les moyens d’employer une cuisinière ou un cuisinier ! Il y a aussi à respecter un budget et un équilibre des menus. Et, le plus difficile probablement… une variété pour ne pas entendre ce commentaire tant redouté de ceux qui ont préparé le repas : « Quoi ! Encore ! » Mes « petits pois carottes » sont bien d’un point de vue diététique, ils ne sont pas chers, ils sont vite faits (au micro-onde) mais je vais devoir les laisser dans le placard. Alors je vais essayer (oui, vraiment essayer) de raconter ici mes efforts pour faire à manger (1) sans pour cela y passer des heures. »

(1) C’est à dessein que j’ai employé cette expression

Le blog, c’est Manger…

Le blog c’est aussi une occasion de débats sur la nourriture, le bien-être animal, l’environnement, les relations économiques entre le Nord et le Sud, etc.

Ce matin, j’ai publié une recette à la fois simple, bon marché et excellente.

C’est ici !

 

 

Manger Frimousse ?

 

Mercredi 28 février 20.55 France 5

Faut-il arrêter de manger les animaux?

Documentaire de Benoît Bringer (France, 2018) I 65 mn. inédit.

Il y a un peu plus de deux ans, alors que se multipliaient les révélations sur l’élevage et l’abattage des animaux, Benoît Bringer devenait père. «Cela m’a amené à considérer de plus près les choix que nous faisons pour nous nourrir. Comme si soudain, pour lui, j’avais une obligation de savoir», explique le journaliste en incipit. Pendant six mois, il a rencontré, en Europe et aux Etats-Unis, des spécialistes de l’alimentation et des éleveurs pour constater la réalité de l’élevage industriel et comparer ses pratiques souvent inhumaines à celles, plus éthiques, d’éleveurs qui ont choisi de les refuser.

Le titre et la démarche du film font penser au livre de Jonathan Safran Foer Faut-il manger les animaux?, paru en 2009. Si Benoît Bringer n’y fait pas référence, il semble pourtant s’en inspirer, jusqu’à inclure une séquence similaire d’infiltration de nuit dans un hangar de volailles. Insupportable souffrance animale, impact écologique désastreux de cette industrie qui rejette entre 14,5 et 18 % des gaz à effet de serre émis par l’homme, enjeux sanitaires d’une chair gorgée d’antibiotiques… ce film grand public, sans images chocs, n’est pas une enquête sur les dessous de l’industrie, ses lobbies ou une dénonciation de l’inaction des autorités, mais une démonstration implacable qu’il est plus que temps de changer. Alarmant mais jamais moralisateur, il plaide pour une réduction de la consommation d’animaux, et appelle le citoyen à prendre conscience de son pouvoir de consommateur. Benoît Bringer n’a pas la prétention de proposer des solutions miracles, mais tourne sa caméra optimiste vers des alternatives plus respectueuses de l’animal, de la nature et de l’homme. Il ne s’agit pas du premier film sur la question, mais il amènera en douceur chacun à se poser les bonnes questions.

Marie-Hélène Soenen

Suivi d’un débat animé par Marina Carrère d’Encausse.

LIRE la suite dans Télérama du 24 février au 2 mars, page 73.